Un nouveau collège c’est bien, des moyens c’est mieux…

Les enseignants dénoncent aussi la conversion d’heures-postes (les heures “normales” attribuées aux professeurs) en heures supplémentaires : « Cela conduira des enseignants à travailler sur deux voire trois établissements. Comment mettre en place un projet si les enseignants ne sont pas là la moitié du temps », demande J. Stevens. « La cohésion de l’équipe ne peut exister que si l’équipe est réunie et qu’elle peut communiquer », poursuit Manon Romanet, professeur d’éducation musicale.

Après une journée de grève et l’opération « collège mort » il y a deux semaines, la mobilisation d’hier ne devrait pas être la dernière. L’équipe veut néanmoins rester « positive » : « Nous ne voulons pas créer de situation de conflit. Il n’y a pas d’idée de blocage ou de lutte. L’objectif est de rencontrer les parents et de faire parler de nous », explique Christophe Antoine, professeur d’EPS.

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Claire Pontais : “apprendre en EPS, à quelles conditions ?”

Dans la salle d’à-côté, Claire Pontais, professeur d’EPS à l’IUFM de St Lo, est aux prises avec les connaissances des enseignantes de maternelle : “Et vous, en EPS, comment  faites-vous pour évaluer les gestes que font les enfants, pour s’y retrouver dans leurs productions ?”. De ses propos, on comprend que l’indicateur de la réussite est souvent d’abord dans la tête de l’enseignant, dans son projet.

Elle propose à la salle la classification issue des recherches de Bernard Jeu : “réaliser une performance”, “produire des formes”, “entrer dans un rapport humain” sont les trois grands domaines qui peuvent aider les enseignants à “faire le ménage” dans les productions motrices des élèves, en en décodant les enjeux essentiels. Elle rebondit sur la question d’une participante : “Oui, tu as raison, les nouveaux programmes de l’Ecole primaire ne sont pas le meilleur outil pour faire cela….”

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Journal d’un prof d’EPS en banlieue parisienne

Jeune enseignant d’EPS (éducation physique et sportive), originaire de Saint-Étienne, j’enseigne au collège Pablo-Neruda de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) depuis la dernière rentrée scolaire. Je suis l’un des « heureux » TZR (titulaire en zone de remplacement). Mon statut peut m’amener à travailler sur deux, voire trois établissements différents. Ce statut, que je n’ai pas choisi, ne me convient pas. Mais cela n’est rien comparé à l’absence de moyens dont souffre l’EPS dans certaines zones… Petit récit d’une journée ordinaire.

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