L’EPS en état de catastrophe naturelle en Dordogne

Mardi, en fin d’après-midi, une délégation de professeurs d’éducation physique et sportive (EPS) du Snep-FSU a rencontré la préfète Béatrice Abollivier.

À cette occasion, les syndicalistes ont symboliquement demandé que le département soit déclaré « en état de catastrophe culturelle, compte tenu de la dégradation que subit notre système éducatif et plus précisément l’EPS. »

« Une sous matière ? »Sur les 33 enseignants contractuels d’Aquitaine, 26 se trouvent en Dordogne, font savoir les syndicalistes qui précisent que, dans notre département, 25 % des personnels d’EPS sont des non titulaires. Le syndicat cite l’exemple du collège du Bugue où les trois postes d’EPS sont occupés par des précaires. « Faut-il considérer la Dordogne comme un sous département français, interroge le Snep-FSU, faut-il considérer notre discipline comme une sous matière pouvant se passer de personnels qualifiés ? »

« Nous estimons qu’un des principes fondamentaux de notre république n’est pas respecté, argue Denis Vergé, secrétaire départemental du Snep Dordogne, à savoir celui de l’égalité d’accès au service public, quel que soit son lieu de vie. »

Selon le syndicat, la préfète a prêté une oreille attentive aux doléances des enseignants d’éducation physique et sportive. S’accordant sur le constat réalisé par le Snep, elle s’est engagée à intervenir auprès du recteur.

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Professeurs de sport: précarité en forte hausse, selon le Snep-FSU

La précarité a augmenté de 120% cette année chez les professeurs d’Education physique et sportive (EPS), avec 800 personnels sous contrat précaire contre 378 l’année précédente, selon une enquête du Snep-FSU, premier syndicat des professeurs de sport. “Conséquence de la politique d’insuffisance des recrutements, l’administration est contrainte de recourir aux précaires pour tenter de couvrir les besoins horaires et les remplacements”, souligne le Snep.

“Cette situation est d’autant plus inadmissible que les +jeunes collègues+ concernés sont pour la plupart des étudiants qui ont passé le Capeps (diplôme des professeurs d’EPS, ndlr), mais n’ont pas été recrutés faute de postes en nombre suffisant!”, ajoute-t-il. Le Snep-FSU rappelle que depuis quatre ans le ministère de l’Education nationale ne remplace qu’un départ en retraite sur trois.

“800 personnes sous contrats précaires pour l’année 2009-20110 contre 415 seulement recrutés par concours: la volonté de s’attaquer au statut de la fonction publique d’Etat ne trouve-t-elle pas là tout son sens?”, demande-t-il. “Alors que le chômage ne cesse d’augmenter, il faut arrêter l’exploitation honteuse de la jeunesse que représente le recours à l’emploi précaire (…) Le Snep exige à nouveau que le nombre de postes ouverts aux concours soit, dès cette année, porté à 1.500, afin de couvrir tous les besoins”, conclut-il.

Les chiffres de précarité sont présentés comme “les premiers résultats de l’enquête menée par le Snep depuis la rentrée, dans trois quarts des académies”.

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