Professeurs d’EPS : les grands perdants de la rentrée

Classes sur­char­gées, acti­vi­tés sup­pri­mées, horaires réduits… Faute de moyens suf­fi­sants, les cours d’éducation phy­sique et spor­tive se réduisent comme peau de cha­grin dans de nom­breux établis­se­ments, et ce, dès la ren­trée. Syndicats et ensei­gnants tirent la son­nette d’alarme.

« Dans le 93, il ne faut pas tom­ber malade car on sait qu’on ne sera pas rem­placé ! » s’insurge Sandy Rico, pro­fes­seur d’EPS (1) sur l’académie de Créteil, qui espère « tenir » jusqu’aux vacances de la Toussaint mal­gré ses baisses de tension.

Dans sa matière, elle est loin d’être la seule à ren­con­trer de graves dif­fi­cul­tés depuis la ren­trée. Un de ses collègues, Samy Rossignol, a été informé de son affec­ta­tion seule­ment 2 jours avant la ren­trée, et doit par­ta­ger son emploi du temps entre 2 établis­se­ments éloi­gnés entre eux, et situés à 30 minutes de son domi­cile. « 2 fois par semaine, je dois chan­ger d’établissement dans la jour­née, car on m’a attri­bué 13 heures dans un col­lège et 7 dans l’autre. Je passe mon temps sur la route plu­tôt qu’à m’investir auprès des élèves en dif­fi­culté qui ont besoin d’un réfé­rent, à for­tiori dans la classe Segpa (2) qu’on m’a attri­buée », regrette le pro­fes­seur titu­laire en zone de rem­pla­ce­ment (TZR)…

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Education physique : le Snep-FSU mécontent

Le syndicat des professeurs d’éducation physique Snep-FSU a révélé mardi que seuls “15%” des établissements connaissaient une situation “normale” dans l’enseignement du sport et n’avaient pas besoin de recourir aux heures supplémentaires, aux remplaçants et aux précaires. Le Snep-FSU a présenté, lors d’une conférence de presse, les résultats d’une “enquête flash de rentrée” portant sur plus de 1.600 réponses d’établissements. “C’est une opération-vérité qui confirme tout ce que l’on craignait à la suite des suppressions de moyens”, a dit Serge Chabrol, secrétaire général.

“Les dégradations portaient jusque-là surtout sur des suppressions d’options, d’expériences et de dédoublements de classe”, a-t-il dit. Mais l’enquête montre que “l’alourdissement des effectifs” est cité par 55% des établissements comme “facteur d’aggravation des conditions d’étude des élèves et de travail des enseignants”, avec des conséquences en matière de sécurité.

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700 manifestants contre les suppressions de postes

A la rentrée 2011, 138 postes d’enseignant devraient être supprimés dans le second degré et 71 dans les écoles dans les Hauts-de-Seine. « C’est une ampleur toute nouvelle, et c’est pour ça que nous sommes si nombreux. On justifie ces mesures par la baisse des effectifs, alors que le nombre d’élèves dans le département est, au contraire, en train de remonter », déplore Nadège, professeur d’histoire-géographie à Antony.

Parmi les suppressions de postes annoncées, une quarantaine concernent les enseignants spécialisés (Rased) qui prennent en charge ces élèves. Ainsi, selon le syndicat Snuipp 92, il resterait à Issy-les-Moulineaux seulement 5 professeurs spécialisés, soit 1 enseignant pour 1160 élèves. Autre conséquence : la restriction du choix des matières. « Dans certains établissements, les élèves n’ont pas le choix entre plusieurs langues étrangères. Ils n’en ont que deux, souvent l’anglais et l’espagnol, soit le minimum », explique Marie, maman d’élève. Ailleurs, c’est parfois une matière qui n’est plus enseignée.

« Au lycée professionnel Louis-Blériot, certaines classes n’ont pas de cours de sport depuis le mois de novembre, dénonce Guillaume Prioux, secrétaire départemental du Snep-FSU et professeur d’EPS à Asnières. Cela pose problème pour l’obtention de leur diplôme. »

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