Et si on s’intéressait aux Bleues, celles de 2011 ?

Il est des moments où la moutarde vous monte au nez et où l’on a envie de s’adresser à tous ces commentateurs qui aujourd’hui se déchaînent dans les médias pour jeter aux orties des footballeurs qu’ils ont encensés hier.

A ces bavards de comptoirs, à ces rêveurs d’un jour qui proclament leur volonté de faire table rase de l’existant pour imaginer un «autre football» dégagé de la violence, de la vulgarité, de l’argent, nous demandons de commencer par regarder du côté des filles.

Cette équipe «black – blanc – beur», respectueuse des règlements, débordante de talent et d’envie de vaincre existe ! Simplement ils ont préféré l’ignorer.

Auteure jusqu’à présent d’un parcours sans faute, en éliminatoires de la Coupe du monde 2011, l’équipe féminine de France continue sa campagne victorieuse en cette fin de saison. Dimanche 20 juin, pendant qu’en Afrique du Sud se déroulait le psychodrame que l’on sait, elle écrasait la Croatie 3 à 0 ! Mercredi 23 juin, au lendemain de la calamiteuse défaite des Bleus, l’équipe féminine s’imposait face à l’Estonie 6 – 0 !

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Boycott des matchs du PSG

Les trois groupes de supporters du Paris SG du kop Auteuil, Supras, Authentiks et Grinta, appellent leurs membres à «ne plus se rendre à partir de samedi» au Parc de Princes pour protester contre le racisme d’une frange du public, indiquent-ils vendredi dans un communiqué.

«Nous appelons tous nos membres et tous ceux qui dans toutes les tribunes adhèrent à nos valeurs à refuser cette situation de racisme à grande échelle dont le club se rend complice et surtout à ne pas se rendre au Parc des Princes jusqu’à nouvel ordre et ce dès samedi pour le match PSG-Sochaux», précisent les trois associations dans un communiqué commun.

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« Les pros ont un rôle d’exemplarité »

Après les incidents de PSG-OM, le sociologue Williams Nuytens prévient que la violence dans les stades de L1 pourrait se transporter vers les divisions inférieures. Spécialiste des supporters du Nord et du football amateur (1), le sociologue Williams Nuytens analyse les liens entre violence chez les pros et chez les amateurs.

Les comportements du foot professionnel influent-ils sur ceux des pratiquants? ?

Williams Nuytens. Ils influent à travers l’attitude des joueurs sur le terrain, parfois au travers d’agressions entre joueurs, de joueurs à arbitre. Après le Mondial 2006, par exemple, le coup de boule de Zidane a fait des émules chez les plus jeunes. Mais la majorité des incidents touche les moins de dix-huit ans et les seniors. Comme si, en grandissant, les footballeurs s’adonnaient plus facilement à la violence. Pourquoi? ? Les jeunes sont encadrés par des éducateurs. Les plus âgés par des entraîneurs. Et les enjeux augmentent avec l’âge.

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